14/09/2020 | Le Bureau Export Paris

USA | BMI enregistre une hausse de 2,1% de ses revenus malgré la pandémie

L’organisme de gestion des droits d’auteur, BMI, a généré des revenus de 1,311 milliard de dollars pour son exercice clos le 30 juin 2020, soit une hausse de 28m$ ou 2,1% par rapport à l’exercice précédent. Pour la société basée à New York, ces chiffres sont « historiques » en particulier dans le contexte de la pandémie.

« Pour la cinquième année consécutive, ces résultats sont les collectes d’exécution publique les plus élevées parmi toutes les sociétés de droits musicaux au monde« , a indiqué la société.

La société a distribué et administré pour le compte de ses auteurs, compositeurs et éditeurs affiliés la somme de 1,233md$, soit une hausse de 3% o(u 37m$ par rapport à l’exercice précédent). Le montant distribué comprend les collectes nationales ainsi que les droits provenant de l’exploitation à l’internationale du répertoire représenté par BMI.

Il comprend aussi les flux générés par les accords directs que BMI administre au nom de certains éditeurs et fournisseurs de services numériques. Ces accords directs, qui représentent 71m$, sont en augmentation de 9m$ par rapport à l’année dernière et représentent environ 6% de la répartition totale de BMI. Les revenus internationaux de BMI ont atteint à 350m$, soit 3% d’augmentation par rapport à l’année 2018-2019.

Pour Mike O’Neill (en photo), PDG de BMI, l’année 2020 a été « sans précédent » ce qui rend la performance de la société encore plus significative. « Nous sommes ravis de pouvoir distribuer les royautés les plus élevées de tous les temps et de les distribuer plus tôt que prévu pour soulager les inquiétudes de nos créateurs et éditeurs pendant cette période difficile« , explique-t-il. « 

BMI estime avoir absorbé un impact négatif de l’ordre de 60m$ sur ses revenus en raison de l’effet du Covid-19 sur plusieurs de ses sources de revenus, en particulier dans le secteur des droits d’exécution publique.

Sur le plan national, BMI a atteint un montant de collectes de 961m$, soit une augmentation de 18m$, ou +2%, par rapport à l’exercice 2018-2019. Ce chiffre comprend les revenus du numérique, des médias et des droits généraux. BMI explique que « la forte croissance des catégories numérique et radio a permis de surmonter le déclin dans d’autres domaines, notamment le secteur des licences générales, où des entreprises telles que les salles de concert, les bars, les restaurants, salles de gym, commerces et bien d’autres ont été fermées en raison de la pandémie.« 

Les collectes provenant du numérique représentaient 32% du total national (304m$), soit une augmentation de 16%, par rapport à l’exercice précédent. Pour la première fois, les revenus du numérique dépassent toutes les autres sources de revenus. BMI a connu une forte croissance grâce aux services de streaming par abonnement qui proposent des séries télévisées, des films et de la musique. Notamment, BMI a conclu cette année de nouveaux accords de licence audiovisuelle numérique avec Disney +, Apple TV +, HBO Max et Peacock.

Les collectes provenant des médias nationaux, comprenant le câble et le satellite, la télévision et la radio, se sont élevées à 527m$, soit une augmentation de 3% par rapport à l’an dernier. Les droits généraux, ainsi que les autres revenus, se sont chiffrées à 130m$, en baisse de 23%, par rapport à l’année dernière.