24/08/2020 | Le Bureau Export Paris

Monde | Beggars Group a généré un CA de 69,6 m€ en 2019

Le groupe de labels indépendants britannique Beggars Group (XL Recordings, Matador, 4AD et Rough Trade), a généré en 2019 un chiffre d’affaires total de 63,1 millions de Livres Sterling (69.6 millions d’euros), selon le rapport financier récemment déposé auprès de UK Companies House et publié par MBW.

Le chiffre d’affaires annuel de 63,1 millions de Livres Sterling était en baisse de £11,1 millions par rapport aux £74,2 millions générés en 2018. Selon le document, Beggars a déclaré que le chiffre d’affaires avait en fait augmenté sur une base comparable dans des territoires clés et que la différence entre les deux années tient à l’ajout dans les comptes 2018 de la quote-part attribuée à Beggars Group pour la vente des action de Spotify détenues par l’agence de licence de contenu des indépendants Merlin (dont 44% ont été versés aux artistes du label).

Sans ses participations dans Matador (50%) et Rough Trade (50%), le chiffre d’affaires direct de Beggars a été de £37,7 millions avec un profit de £3,7 millions. Beggars possède 100% de 4AD.

XL Recordings, une joint venture à 50/50 entre son fondateur Richard Russell et Beggars Group, a aussi déposé ses résultats financiers faisant état d’un chiffre d’affaires de 39,0 millions de Livres Sterling (51,5 millions de dollars) en 2019. XL avait sorti six albums dans l’année 2019 dont Anima de Tom Yorke et Magdalene de FKA Twigs, en partenariat avec Young Turks. XL a versé £10 millions de dividendes l’année dernière.

Beggars Groups, qui appartient à son président et fondateur Martin Mills, n’a pas versé de dividende en 2019, après avoir versé £8 millions en 2018.

Dans ses commentaires, Beggars Group indique que la pandémie de Covid-19 a limité « l’activité promotionnelle de l’entreprise sur les nouvelles sorties pendant la période de confinement » et que la crise aura « un impact financier à la fois en termes de réduction des ventes, mais aussi de réduction des coûts à court terme du fait du report de ces sorties ou d’une activité promotionnelle limitée. »

« Alors que nous nous attendons à un ralentissement de certains formats [à cause de la pandémie] — dont les ventes physiques, la synchronisation et les revenus provenant des droits voisins — nous nous attendons à ce que le streaming soit le moins affecté » indique la société.