27/02/2020 | Le Bureau Export Paris

France | Le SNEP publie son bilan 2019 du marché de la musique enregistrée

Le SNEP – Syndicat National de l’Edition Phonographique – a présenté le décryptage des résultats 2019 du marché de la musique enregistrée lors de sa conférence de presse annuelle, ce mardi 25 février 2020. Les résultats de 2019 révèlent une croissance soutenue du marché et confirment l’importance des revenus du streaming, devenu le nouvel usage dominant dans l’écoute de musique que ce soit en France ou dans le monde. 

Etat des lieux du marché de la musique enregistrée en France

En 2019, le marché français de la musique enregistrée a atteint un chiffre d’affaires global de 772,5 M€ et progresse ainsi de 5,4 % par rapport à 2018 (735 millions d’euros). Les revenus 2019 rattrapent donc tout juste ceux d’il y a 10 ans et ne représentent encore que 44% de ceux de 2002 (1432 M d’€).

Le numérique et les ventes physiques pèsent 625 M d’€. La part du numérique a augmenté de 18,6% pour atteindre 395M d’€ tandis que celle du physique a diminué de 10% mais reste significative à 230M d’€. Les revenus des droits voisins et de la synchronisation ont quant à eux atteint respectivement 124M d’€ (+1,8 %) et 23M d’€ (+5,8 %).

L’installation d’un nouveau business model en une décennie

Les ventes numériques sont la première source de revenus de la musique enregistrée depuis deux ans et ont généré, en 2019, 63% du chiffre d’affaires du marché musical. Les revenus du streaming représentent 93% de ce ségment.

En progression constante depuis 10 ans, les revenus du streaming ont augmenté de 23% en 2019. Les revenus issus du streaming financé par la publicité et le streaming vidéo ont augmenté de 43%.

Le nombre d’abonnements a lui aussi connu une hausse. Aujourd’hui, on compte plus de 15 millions d’abonnés en France, un chiffre qui franchit pour la première fois en 2019 le cap des 10% de la population. En progression de 18,5%, les abonnements premium génèrent désormais près de 80% des revenus du streaming, et près de la moitié (46%) des ventes totales.

Le streaming ne concerne plus seulement les jeunes générations puisque désormais 25% des plus de 55 ans utilisent les plateformes de streaming et 11% d’entre eux sont abonnés à ces plateformes.

Même si les ventes physiques ont diminué de 10%, elles continuent de représenter une part importante des revenus (37%). Le SNEP souligne la place significative que les ventes physiques continuent d’occuper en France grâce à un réseau de 4000 points de ventes mais aussi au regain de popularité du vinyle qui compte pour 20% dans la part des ventes physique.

Le succès des productions musicales françaises en France comme à l’international

2019 confirme encore une fois le plébiscite du public français pour les artistes produits dans l’hexagone : 19 des 20 meilleures ventes d’albums sont des productions locales, d’expression française qui plus est. Les talents produits en France occupent 80% du Top 200. L’émergence de nouveaux artiste explique en partie cette vitalité des productions musicales françaises : 46 jeunes talents placent un premier album dans les 200 meilleures ventes. Les musiques urbaines représentent 44% du TOP albums annuel et confirment ainsi l’engouement qui existe autour d’elles.

Le SNEP a rappelé que 121 albums et singles on été certifiés à l’export cette année et que la production française améliore encore les scores à l’international de ces dernières années, tous genres musicaux confondus et nouveaux talents compris.

Alexandre Lasch, directeur général du SNEP, a expliqué : « Ces résultats prometteurs sont le fruit du talent des artistes, conjugué au travail des producteurs. Les labels ont repensé leurs missions, ils ont développé de nouveaux outils et de nouvelles expertises : un tiers des effectifs des labels exercent aujourd’hui des métiers qui n’existaient pas il y a 5 ans. »

Source : SNEP

Télécharger Le décryptage des résultats 2019 du marché de la musique enregistrée