29/07/2019 | Le Bureau Export Paris

Monde | Le documentaire sur Inna de Yard intrigue la presse internationale

Le documentaire de Peter Webber sur le groupe de reggae Inna de Yard est sorti en France le 10 juillet, après avoir été projeté dans divers festivals internationaux. Le projet cinématographique intéresse les médias internationaux et obtient de bonnes critiques.

Le projet Inna de Yard (Chapter Two Records / Wagram Music) réunit 4 grands artistes jamaïcains de reggae : Ken Boothe, Winston McAnuff, Cedric Myton et Kiddus I. Ils sont également accompagnés par des artistes de générations différentes dont le trio The Viceroys, Horace Andy, Judy Mowatt, Var, Jah9 et Derajah.
En 2017, le groupe livre son album The Soul of Jamaica qui rencontre un succès inattendu. Le 12 avril 2019, il sort son album éponyme Inna de Yard avec les réinterprétations de vieux classiques enregistrées dans une vielle maison sur une colline à Kingston.

Le documentaire « Inna de Yard : The Soul of Jamaica »

Fan de reggae, le réalisateur britannique Peter Webber est imprégné par ce genre musical à Londres dès son adolescence. Suite à sa visite en Jamaïque, l’idée de créer un documentaire pour des artistes légendaires de reggae est née. Ce projet cinématographique retrace l’enregistrement du dernier album d’Inna de Yard et raconte l’histoires des artistes.

L’avant-première mondiale du film a été présentée le 29 avril 2019 au Tribeca Festival à New-York. Ensuite le documentaire a été projeté dans d’autres festivals de films internationaux notamment au Krakow Film Festival (PL), Sydney Film Festival (AU) et au Film4 Summer Screen (UK).
Le 10 juillet, le documentaire sort dans les salles françaises.

Suite à ses différentes projections, le film a reçu un bel accueil et a retenu l’attention des médias internationaux.

Après le Tribeca Festival, le critique américain Dwight Brown écrit dans sa chronique que le documentaire est émouvant et sincère et qu’il restera ancré dans la mémoire des spectateurs (…that’s what the audience will remember about this rousing, heartfelt documentary).
La critique britannique Wendy Ide dédie également un article au film dans le média critique  Screendaily. Elle considère le film comme « une lettre d’amour touchante aux artistes façonnant le reggae » et estime que le film a un « groove infectieux » (But for a warm, engaging love letter to the veteran talents who shaped a sound, the film has an infectious groove).
Inter Press Service consacre un long article à décrypter plusieurs scènes remarquables du film et met en avant les messages des artistes et du réalisateur, comme l’amour et la guérison.
Dans un article de Los Angeles Sentinel, hebdomataire indépendant créé en 1933 et détenu par la communauté afro-américaine aux USA, la journaliste Lapacazo Sandoval compare le documentaire avec Buena Vista Social Club, un documentaire sur la musique cubaine réalisé par Wim Wenders, car ces deux documentaires démontrent la culture cachée qui contribue à façonner la musique (…it touches on the hidden culture that helped shape the music). De plus, le film sur les légendes jamaïcaines raconte les histoires intimes des personnalités tout en mettant en lumière le reggae (...it provides a peek into the intimate lives of the legendary personalities which create it… But it does not forget to give the credit and the attention to the reggae music).

Sources :

Dwight Brown Ink, « Black Films and Artists Thrive at 2019 Tribeca Film Festival »
Screendaily, « ‘Inna De Yard: The Soul Of Jamaica’: Tribeca Review »
Inter Press Services, « ‘Inna de Yard’ Delves into the ‘Soul’ of Jamaica »
Los Angeles Sentinel, « INNA DE YARD: THE SOUL OF JAMAICA a winning doc, not to be missed! »