28/06/2019 | Le Bureau Export New York

Monde | Attention aux faux streams

La semaine dernière a eu lieu à New York l’Indie Week, une semaine de rencontres professionnelles pour les indépendants de la musique à laquelle le Bureau Export était présent.

Lors de la semaine, plusieurs panels ont alerté les artistes et les professionnels présents contre les méfaits des faux streams. Louis Posen, le fondateur de Hopeless Records, a ainsi annoncé que le nombre de streams accrédité à son entreprise comprend vraisemblablement une part non négligeable de faux streams. Il a en particulier évoqué le cas d’une chanson qui après avoir comptabilisé 3 000 streams par jour pendant un mois s’est retrouvée pendant une journée à 35 000 streams avant de revenir à ses chiffres habituels.

La manipulation de streams est en général opérée par quelqu’un qui n’est pas un fan mais un spécialiste du marketing ou directement un modérateur de playlists, et qui accepte de se faire payer pour intégrer un morceau dans une playlist pendant une durée déterminée. Ces modérateurs mettent en avant les nombres d’auditeurs auxquels ils ont accès et font payer aux artistes des frais pour être joués.

Louis Posen estime qu’au moins 4% des streams globaux de Hopeless Records sont le résultat de cette pratique illégitime condamnée par la plupart des plateformes. Il a été rejoint par Angel Gambino de Napster et par le journaliste Markus Tobiassen pour mener une enquête approfondie sur la question.

De leurs côtés, plusieurs plateformes de streaming et professionnels de la musique ont décidé de se rassembler pour signer le « Anti Stream-Manipulation Code of Best Practice » luttant contre les dangers de la manipulation de streams. Parmi les signataires : Amazon, l’American Association of Independent Music, Deezer, Impala, IFPI, Merlin Network, Sony/ATV, Sony Music Entertainment, Spotify, Universal Music Group et World Wide Independent Network.