24/06/2019 | Le Bureau Export Berlin

Allemagne | La GEMA annonce plus d’un milliard d’euros de collectes pour 2018

En 2018, la GEMA, équivalent allemand de la SACEM, a réalisé des collectes de plus d’un milliard d’euros. Sur un montant total de 1 019,2 millions d’euros, l’organisme de gestion collective a redistribué 859,5 millions d’euros à ses quelques 74 000 membres et ayants droit dans le monde entier.

Bien que les collectes de 2018 soient inférieures d’environ 55 millions d’euros à celles de l’année précédente (1 0743 milliard d’euros), en périmètre constant par rapport à 2017 (c’est à dire hors collectes liées au rattrapage de l’élargissement du périmètre de collecte de la copie privée de l’année dernière), la progression est de 10,3%

La baisse des collectes a été compensée en partie par des charges plus faibles de 159,7 millions d’euros (environ un million d’euros de moins que l’année précédente). En raison de la baisse des collectes, le ratio des coûts a tout de même augmenté et atteint 15,7 % (15 % en 2017).

Comme attendu, les revenus des services online et du streaming ont enregistré la plus forte hausse : ils sont passés de 35,5 millions d’euros à 105,5 millions d’euros.

En ce qui concerne les supports audio conventionnels, « le déclin s’est encore accentué. » Avec 81 millions d’euros, la collecte générée est inférieure de 15,7 % à celle de l’année précédente (96,1 millions d’euros en 2017).

« Toutes les autres sources de collectes sont restées stables » annonce la GEMA. Ainsi, les droits généraux ont contribué à hauteur de 388,5 millions d’euros (2017 : 380,5 millions d’euros) au résultat global et les radios et télévisions pour 301,8 millions d’euros (après 294,2 millions d’euros en 2017).

« L’évolution très réjouissante des revenus dans le secteur online confirme que l’utilisation de la musique sur Internet n’a jamais été aussi forte. Cependant, cette évolution ne doit pas occulter le fait qu’il existe toujours un écart important entre la rémunération des auteurs et celles des grandes plateformes en ligne qui tirent profit de l’utilisation d’œuvres protégées par le droit d’auteur » , souligne Harald Heker.

Dans ce contexte, le président du conseil d’administration de la GEMA est favorable à la directive sur la modernisation du droit d’auteur adoptée au niveau de l’UE : « La réforme actuelle de l’UE jette les bases d’un droit d’auteur contemporain adapté aux défis de l’ère numérique. Les nouveaux règlements de l’UE visent à donner une base juridique à la conclusion d’accords de licence entre les plateformes en ligne et les professionnels de la création. Nous considérons que cela renforce les industries créatives et culturelles en Europe » , a déclaré M. Heker.

Le rapport annuel 2018 en anglais disponible ici.